| Les Provinces du forum P3 |
DESCRIPTION DES SITES D’ACCUEIL DE PLANET’ERE3
| OUAHIGOUYA |
| KAYA |
| FADA N’GOURMA |
| TOUGAN |
| BOBO DIOULASSO |
| DORI |
| GAOUA |
| OUAGADOUGOU |
| KOUDOUGOU |
| LEO |
| TENKODOGO |
| DJIBO |
| DIAPAGA |
| PO |
| BANFORA |
1. OUAHIGOUYA
Situé au Nord-Ouest du Burkina à 181 km de Ouagadougou, Ouahigouya qui signifie
« venez vous prosterner devant moi » est la capitale du Yatenga. Cette région
est caractérisée par une pluviométrie comprise entre 600 mm au Nord et 800 mm au
Sud. Les températures maximales sont très élevées et les amplitudes thermiques
très fortes.
L’allure générale de la végétation est dominée par les espèces sahéliennes :
acacia nilotica, euphorbia balsomifera, ptérocarpus lucens.
L’histoire du Yatenga ou « Terre de Yadega » est aussi et surtout celle de Naba
Yadega frère de Koumdoumyé, qui lança de nombreuses expéditions militaires qui
aboutirent à la naissance du Royaume du Yatenga. La plus grande figure de
l’histoire du Yatenga est celle du Naba Kango, chef particulièrement redoutable
dont la geste fait, depuis toujours, la fortune des griots.
L’activité économique dominante est l’élevage. Les conditions pédo-climatiques
offrent peu de choix aux producteurs de cette région en matière de
diversification des cultures. C’est l’une des régions où l’emploi de fumure
organique est assez courant en association avec l’usage du paillage. Lieu
d’expérimentation du zaï (technique traditionnelle améliorée qui est utilisée
pour la récupération des terres dégradées), la province du Yatenga est un grand
pourvoyeur de denrées alimentaires (légumes, pomme de terre, etc.)
En outre, les tanneries et ateliers fabriquant des selles et harnachements pour
les chevaux, ainsi que les ateliers artisanaux de fileuses de coton et des
tisserands, attirent la curiosité des hôtes de la ville.
2. KAYA
Kaya, capitale de la province du Sanmatenga est située au Centre-Nord du
Burkina, à 98 km de Ouagadougou. C’est la limite de la zone sahélienne au Nord
et celle soudano-sahélienne au centre.
La végétation est de type sahélien au Nord avec de nombreux arbres épineux
(acacia, T. oegiptiaca…) et de type soudano-sahélien au centre (Andanconia
digitata, Butyrospernum paradoxum, tamarindus indica).
La moyenne des températures est d’environ 30°C et les amplitudes thermiques très
fortes. La pluviométrie annuelle est comprise entre 600 et 900 mm. Comme
particularité et ce depuis toujours, les ateliers des selliers et des
bourreliers de Kaya et de sa région fournissent en selles et harnachements les
grandes cavaleries, même si les cavaliers ont pratiquement disparu de l’horizon
au Burkina-Faso. Cependant, Kaya qui est resté un grand marché du cuir et des
peaux a su se reconvertir. En effet, ses pittoresques ateliers de tannage
fournissent maintenant des cordonniers et des maroquiniers. En plus d’être
émerveillé par les sept mosquées bicentenaires de Kaya, le visiteur pourra
effectuer de belles promenades sur le lac de Dem, où l’on jouit de la vue d’un
paysage particulièrement bucolique. En outre, de grands périmètres maraîchers
ont été aménagés dans les environs, ainsi que des barrages, qui profitent de
l’eau du lac de Dem. De même poussés par les pasteurs peulh, de grands troupeaux
de zébus viennent boire ici, au milieu de centaines d’oiseaux aquatiques.

Une vue du Lac Bam
3. FADA N’GOURMA
Fada N’Gourma est la capitale de la province du Gourma et est situé à l’Est du
Burkina, à 238 km de Ouagadougou. C’est l’une des régions les mieux arrosées du
pays. Le climat se caractérise par une pluviométrie annuelle d’environ 900mm. La
température moyenne est d’environ 30°c. Les amplitudes thermiques sont un peu
élevées.
Selon la tradition, Diaba Lompo, premier roi des Gourmantché, serait descendu
des nuages sur son cheval volant à Pama, dont il fit la première capitale de son
royaume, et il serait peut-être le fils (ou le cousin) de Ouedraogo, fondateur
de la dynastie mossi, si bien que Mossi et Gourmantché serait des cousins. C’est
Yendabri, considéré comme le plus grand roi gourmantché qui décidera de
transférer la capitale du royaume plus au Nord, il choisit alors Fada N’Gourma.
Par ailleurs les Gourmantché sont un peuple à forte croyance animiste, où la
géomancie est très pratiquée. Il s’agit d’une technique divinatoire fondée sur
l’observation des figures formées par de la terre ou des cailloux jetés au
hasard sur une surface plane.
La région de l’Est abrite l’essentiel de la faune sauvage du pays. On y
rencontre les grands parcs du pays (parc d’Arli, parc W) de même qu’un site
lithique à savoir les chaînes de Gomnangou. En effet, depuis Fada N’Gourma ou
depuis Pama, on peut se rendre dans les grands parcs et réserves de l’Est. Un
véhicule tout terrain est indispensable pour parcourir les 85 km de pistes
reliant Tindangou (à 16 km au sud de Pama) à Arli. Mais on sera payé de sa peine
car on visitera au passage, plusieurs beaux villages gourmantché, cachés dans la
savane. De Pama encore, on peut essayer d’aller surprendre les lions, qui vont
parfois s’abreuver à la rivière Pendjari.
4. TOUGAN
Tougan chef lieu de la province du Sourou est situé au Nord-Ouest du
Burkina-Faso dans le secteur soudano-sahélien, à environ 217 km de la capitale
Ouagadougou. La pluviométrie annuelle est d’environ 750 mm avec une saison sèche
de 7 à 8 mois. La moyenne des températures est très élevée (> à 30°c) et les
amplitudes thermiques grandes. La formation végétale caractéristique est la
savane arbustive parsemée d’arbres. On y rencontre des espèces telles que :
Andanconia digitata, les acacias, tamarindus indica, buutyrospermum paradoxum.
La province abrite le centre éco-touristique de la Fondation Nature et Vie. Elle
abrite aussi l’une des plus grandes réalisations hydro-agricoles du pays : la
vallée du Sourou qui offre de grandes opportunités pour la culture irriguée de
riz, de maïs et de cultures maraîchères. Sous irrigation les producteurs font
deux campagnes de riz et obtiennent des revenus substantiels, de même sur les
périmètres irrigués les techniques d’intensification de l’agriculture sont
utilisées. Les plaines aménagées de Tougan contribuent beaucoup au développement
de l’agriculture et à l’épanouissement des paysans de cette localité. Aussi, le
centre INERA constitue t-il un véritable centre d’expérimentation pour les
cultures pratiquées notamment la culture du blé et pour la production des
semences.
Par ailleurs à une trentaine de kilomètres au sud de Tougan, à Kougny notamment
on pourra visiter les pittoresques ateliers des teinturiers à l’indigo, qui
utilisent de grandes fosses creusées dans le sol, ainsi que les ateliers de
tissage et de poterie. Toujours dans ses environs on peut visiter le sanctuaire
des oiseaux de Tougan avec son arbre aux chauves-souris. L’Ile de Toma constitue
une autre curiosité à découvrir absolument.
5. BOBO DIOULASSO
Situé à 350 km de Ouagadougou, Bobo est la capitale économique du Burkina-Faso.
Bobo Dioulasso deuxième ville du Burkina et important centre agro-industriel,
est réputée pour ses sites naturels et ses traditions millénaires. Son nom
traditionnel est Sya. Le point le plus culminant du pays se situe dans cette
région : le mont Ténakourou (747 m d’altitude ).
Située dans la zone soudanienne, cette région bénéficie d’un atout climatique,
avec une pluviométrie d’environ 900 mm/ an.
Bobo regorge d’énormes potentialités environnementales : des centaines
d’associations et de Groupements de protection unissent leurs actions pour
conserver d’immenses ressources naturelles en constante diminution.
Bobo Dioulasso est aussi célèbre par la diversité de ses paysages et de ses
sites touristiques. Les principales curiosités qui vous fascineront sont les
suivantes : les musées, la cathédrale, la gare ferroviaire, le marché de
poterie, les vieux quartiers comme Dioulassoba. Dans la proche banlieue de Bobo
Dioulasso vous avez des choix multiples : une baignade à la guinguette, une
visite à la mare aux hippopotames, une excursion dans les villages troglodytes
de Koro, Pala, koumi. Le visiteur sera aussi émerveillé par des curiosités
géologiques comme les dômes de Fabédougou, les pics de Sindou, ainsi que les
villages typiques de Néguéni, de Douna, de Samorogouan.
Rendez-vous des cultures burkinabé, la semaine nationale de la culture (SNC)
rassemble toutes les années paires, les meilleures troupes du pays et celles de
la diaspora à Bobo Dioulasso.
6. DORI
Dori, capitale du Seno est situé au Nord du Burkina à environ 382 km de
Ouagadougou. La moyenne pluviométrique annuelle ne dépasse pas 200 mm. Les
écarts de température sont très élevés. La formation végétale caractéristique
est la steppe à arbrisseaux, arbustes et arbres. Les espèces sahéliennes
caractéristiques sont : hyphaena thébaïca, acacia nilotica, acacia radiana.
Zone d’élevage par excellence, la région regorge de nombreux troupeaux de bovins
et d’ovins.
Dori fait partie du Sahel burkinabé ; mystérieux, étrange, superbe et séducteur,
le Sahel est aujourd’hui encore traversé par des caravanes de chameaux, mais de
plus en plus également par des caravanes motorisées. C'est le pays des Touaregs
des Peulhs et des Bella. Le pays des peuples nomades qui mènent leurs troupeaux
de puits en puits. Le visiteur n’oubliera jamais le souvenir que lui laissera la
visite des dunes de sable et le sanctuaire d’oiseaux d’Oursi, le ranch de
Markoye et les marchés multicolores de Gorom-Gorom, de Markoye.
Enfin l’artisanat d’art y est développé. On peut visiter les ateliers artisanaux
de tanneurs, de cordonniers, de maroquiniers, de tisserands.
7. GAOUA
Gaoua, capitale du Poni est située au Sud-Ouest du Burkina à environ 387 km de
Ouagadougou. La région de Gaoua est l’une des régions les mieux arrosées du
pays. La pluviométrie y est plus abondante et les amplitudes thermiques plus
douces, la formation végétale caractéristique est la savane boisée.
La zone du Sud-Ouest se caractérise par la variété de ses sites naturels et
historiques, les rites et traditions ancestraux. Elle est d’une richesse
diversifiée : musique, danses et cérémonies rituelles, architecture senoufo,
lobi, dagara. L’ampleur de la fréquentation de la zone par les touristes et les
vacanciers est due à la nature verdoyante. Elle est par excellence une zone de
découverte et de villégiature basée sur les sites et les traditions. En effet on
peut y visiter :
8. OUAGADOUGOU (LOUMBILA)
Loumbila, département situé à environ 20 km de la capitale Ouagadougou présente
les mêmes caractéristiques climatiques et végétatives que la capitale
Ouagadougou. Ouagadougou, la capitale, est dotée de nombreux réceptifs qui lui
confèrent une place de choix pour les affaires, le tourisme et les
manifestations dont les plus importantes sont : le Festival Panafricain du
Cinéma de Ouagadougou (FESPACO) qui est un cadre de révélation et de promotion
des films africains et le Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou
(SIAO) qui réunit à Ouagadougou des artisans d’une vingtaine de pays africains
et des visiteurs venus d’Asie, d’Amérique, d’Europe, et d’Afrique. En outre, la
capitale dispose d’un parc aménagé dans le cadre de la politique de protection
des dernières grandes forêts classées par l’ administration coloniale. Il s’agit
de l’ex-Bois de Boulogne, actuellement dénommé Parc Urbain Bangr-Weogo qui
constitue un véritable bol d’air pour les citadins et situé sur l’axe
Ouaga-Loumbila.
Loumbila, célèbre pour son barrage, alimente en eau potable la capitale. Autour
de ce barrage s’est développée une intense activité maraîchère. En effet, des
dizaines d’associations et de groupements de femmes et de jeunes exploitent
plusieurs hectares de périmètres irrigués.
A une vingtaine de km de Loumbila se trouve le parc animalier de Ziniaré. C’est
le lieu où convergent élèves et étudiants au cours des sorties écologiques. Ce
parc regorge différents mammifères à l’état libre. On peut visiter aux alentours
le site de sculptures sur granit de Laongo qui est un sanctuaire de l’art
moderne, un musée à ciel ouvert, un chantier unique en son genre en Afrique, où
des mains habiles ont donné au granit des formes d’une incomparable beauté. De
même on peut visiter aux alentours le Musée Belem-yégré de Manega ou le musée de
la termitière (l’un des rares musées privés en Afrique) avec plus de 10 000
objets témoins artistiques et culturels (masques, yakouga, pierres tombales à
effigies d’homme, cent fétiches et gris-gris ancestraux, etc.) qui décrivent
l’histoire des peuples. Le musée est spécialisé dans le sacré.

Sculpture sur Granit
9. KOUDOUGOU
Situé dans la région du Centre-Ouest, Koudougou capitale du Boulkiemdé est à une
centaine de km de la capitale Ouagadougou. La moyenne des températures varie
autour de 30°c, la moyenne pluviométrique annuelle est variable et est d’environ
700 mm. Les amplitudes thermiques sont un peu rudes environ + 6°c. La formation
végétale caractéristique est la savane arborée. On y trouve quelques espèces
caractéristiques telles : Tamarindus indica ,buutyrospermum paradoxum,parkia
bigloboza. Cette région est réputée pour la culture de la spiruline
(cyanobactérie des eaux chaudes et saumâtres que l’on cultive industriellement
pour la fabrication d’aliments diététiques et prisée pour ses vertus
médicinales).
Réo, ville située à l’Ouest de koudougou est célèbre pour ses porcheries et son
élevage de dindons. Réo est le jardin potager de la région, on y cultive des
choux, oignons, etc. Koudougou est aussi célèbre pour sa mare aux crocodiles
sacrés de Sabou (à 21 km de Koudougou), les cavaliers rouges (danseurs) de
Sambisgo, les Wiscomba, et d’autres sites attrayants tels que Koubri, la mosquée
bicentenaire de Namyiri.
Chaque année, la ville de Koudougou célèbre la culture universelle à travers les
NAK (les Nuits Atypiques de Koudougou) lieu de rencontre des musiques
traditionnelles et modernes du monde entier.
10. LEO
Situé au Centre-Ouest du Burkina, Léo capitale de la Sissili est à environ 205
km de Ouagadougou. Le climat est à l’instar de la plupart des provinces situées
au centre, de type soudano-sahélien avec 4 à 5 mois de précipitations annuelles.
Léo bénéficie d’ONG, de projets et programmes et d’une multitude d’associations.
En outre, pour son développement socio-économique la province dispose d’atouts
tels que : la richesse des ressources naturelles (faune et flore), l’existence
des terres aptes au développement des cultures maraîchères et fruitières (les
manguiers surtout), l’abondance des bas-fonds aménageables, de même que la
position de Léo par rapport à la frontière du Ghana. Léo est aussi une ville qui
regorge de sites touristiques. En effet, les principales curiosités qui
fascineront le visiteur sont : la Mare aux crocodiles sacrés « Nayulgu », le
ranch de gibier de Nazinga situé entre Léo et Pô, le Safari qui est un campement
de chasse de Léo. Enfin la réalisation du jardin de Léo constituera en 2005 une
autre attraction pour cette ville.
11. TENKODOGO
Située au Centre-Est du Burkina, Tenkodogo capitale de la province du Boulgou
est à 183 km de Ouagadougou. Pour tous les Mossi, Tenkodogo ou « la vieille
terre » est toujours vénérée, car c’est à Tenkodogo que s’installa Ouédraogo,
fils de la princesse Yenenga de Gambaga (au Nord du Ghana) et du chasseur Riaré.
Le fils de Yenenga fit donc souche à Tenkodogo, où il donna naissance à une
abondante progéniture. Parmi les enfants de Ouédraogo, c’est Zoungrana, qui lui
succédera sur le trône de Tenkodogo. Toute cette histoire semi-légendaire s’est
transmise par la tradition orale, et les griots ne donnent malheureusement pas
de dates précises.
Le climat de la région est tropical de type Soudano-Sahélien et la pluviométrie
est comprise entre 600 et 900 mm par an. On y rencontre un relief plat avec des
pentes orientées d’Est en Ouest présentant des ondulations entre l’Est et le
Centre donnant des vallons évasés. La végétation naturelle est de type Soudanien
avec une savane arbustive et une savane arborée.
La savane arborée est une formation de graminées et d’arbres dont la taille
moyenne varie entre 10 et 12 m, tandis que la savane arbustive se caractérise
par une végétation mixte d’arbustes ayant une hauteur d’environ 7m de graminées.
Les principales essences que l’on rencontre sont surtout le Karité (buutyrospermum
paradoxum ), le néré (parkia bigloboza) et l’acacia albida.
L’activité associative est assez développée dans la région, groupements
villageois et associations oeuvrent chaque année pour freiner l’avancée du
désert.
Parmi les sites attractifs de la région on peut citer le barrage hydro-agricole
de Bagré. Autour de ce barrage s’est développé une intense activité maraîchère.
En effet des dizaines d’associations de femmes et de jeunes exploitent plusieurs
hectares de périmètres irrigués.
12. DJIBO
Djibo est situé au nord du Burkina dans le Sahel. Djibo est la capitale de la
province du Soum et est à environ 290 km de Ouagadougou. La moyenne
pluviométrique annuelle ne dépasse pas 200 mm et les écarts de température sont
très élevés. La formation végétale caractéristique est la steppe à arbrisseau,
arbustes et arbres. Les espèces caractéristiques sont : Hyphaena thebaïca,
acacia nilotica,acacia radiana, la gomme arabique y est exploitée également.
Zone d’élevage par excellence, la région regorge de nombreux troupeaux de bovins
et d’ovins. L’artisanat d’art n’est pas en reste dans cette partie du pays. En
effet on peut visiter les ateliers artisanaux de tanneurs, de cordonniers, de
maroquiniers et de tisserands.
Le Sahel burkinabé est aussi et surtout une mosaïque de cultures. On traverse le
pays Mossi aux belles cases rondes faites en banco, ses greniers sur pilotis
coiffés de toit en paille conique, avant d’être surpris par les merveilleux
spectacles de couleurs que vous offrent les touaregs aux tentes bleues, les
Peulhs, les Bella et les Songhaï. La zone se caractérise par de grandes plaines
et de nombreux sites naturels historiques et archéologiques. Le visiteur
n’oubliera jamais le souvenir que lui laissera la visite des dunes de sable, de
sites archéologiques et historiques à Pobé-Mengao tels que la tombe de Naba
Oubri , les hauts fourneaux, et les gravures rupestres (gravures représentant
des animaux sauvages ,des oiseaux, des armes de guerre), de même que la visite
de la mare aux caïmans d’Arbinda et du Musée de Pobé-Mengao.
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13. DIAPAGA
Situé dans la province de la Tapoa, Diapaga est une région essentiellement
agricole, à environ 500 km de Ouagadougou. Cette localité tient son nom de
chasseurs appelés les Binakoalbas. Ces derniers furent surnommés par les
autochtones gulimanceba, « ajapkaga » ou "les célibataires mâles". Le nom
administratif Diapaga a été attribué à la localité en référence au nom
autochtone.
Le climat est rude et les saisons sont au nombre de 2 : celle des pluies et la
saison sèche qui dure 8 mois. Les problèmes de végétation brûlée par la chaleur
et la sécheresse sont monnaie courante.
Son réseau hydrographique comporte la Tapoa (affluent du Niger à écoulement
permanent) et un vaisseau de rivières secondaires. Sur cet affluent a été
construite une retenue d'eau qui offre beaucoup d'opportunités pour la pêche, la
culture maraîchère, les cultures de contre-saison et l'abreuvage.
Le potentiel végétal regroupe des Khaya senegalensis, des colonies d'Azadirachta
indica des Acacia seyal, etc. En matière de chasse, la province de la Tapoa est
l'une des plus grandes zones de chasse du Burkina Faso. Le gibier est la
première attraction "touristique" de la zone.
Le secteur de l'artisanat est constitué de sculpteurs, de fabricants de savons,
de menuisiers, de forgerons, de soudeurs, de puisatiers, de mécaniciens,
d'électriciens, de potiers, de tisserands, de teinturiers, de peintres etc.
14. PO
Pô, chef-lieu de la province du Nahouri, est situé à 176 km au sud de
Ouagadougou. Petite ville de 17 100 habitants, poste frontière avec le Ghana, la
ville ne présente pas d'intérêt particulier si ce n'est comme point de départ
pour des excursions en pays "gurunsi". Les visiteurs pourront ainsi se rendre au
parc national "Kaboré Tambi" (anciennement Parc national de Pô), au Ranch de
gibier de Nazinga, et visiter de nombreux villages à l'architecture originale :
Tiébélé, Tiakané, Tangassoko, Kaya et Guelwongo.

Cases peintes de Tiébélé
15. BANFORA
Banfora est situé au Sud Ouest du Burkina Faso, dans la province de Comoé. La
petite ville de Banfora est à proximité d'une curieuse formation de falaises (en
forme de champignons). Ces falaises ont été sculptées par l'effet conjugué du
vent et du ruissellement. La pluie ne manque pas dans cette région qui est la
plus verdoyante du pays, les chutes de Karfiguela en sont l'illustration.
Les visiteurs pourront découvrir près du village de Fabédougou une des
principales curiosités touristiques de la province : les bulbes rocheux.
D’autres sites touristiques tels que : la petite cité-jardin de Banfora avec son
marché regorgeant de paniers, de poteries décorées, de tissus traditionnels
fabriqués par les Sénoufo et les Dioula. D’autres lieux de découverte, la
Cascade de Karfiguela, celle de Takalédougou et les pics de Sindou ne sauront
laisser les invités de Banfora insensibles.
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